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Questions et réponses


En quoi votre offre répond-elle à une demande ?

Question soumise le 23.04.2010 par M.-E.

Q : Ce que vous proposez n’est-il pas déjà offert par les structures existantes. En quoi votre offre répond-elle à une demande ?

R : Les individus ont tendance à se décharger sur les structures d’aide sociale plutôt que d’engager leur responsabilité humaine envers leurs semblables en difficulté : « je n’ai pas à intervenir, des institutions spécialisées sont là pour ça ». Notre travail est tout d’abord de faire prendre conscience au public qu’il y va bel et bien de la responsabilité individuelle, que chacun a un rôle à jouer dans l’amélioration de nos conditions de vie. Euphoria est donc moins une institution qu’un groupe de personnes soucieuses d’autrui comme d’elles mêmes, s’efforçant d’agir pour le bien communautaire.

Nous voulons non seulement montrer que des gestes simples, ordinaires, peuvent déjà changer les choses, mais que c’est vraiment à la portée de tous, dès maintenant.

Les personnes dans le besoin, blessées par la vie, ont, elles, souvent tendance à demander : « que pouvez-vous faire pour moi ? ». Euphoria leur retourne la question autrement formulée : que pouvez-vous faire pour vous ? La mise en valeur des ressources propres à chacun, l’exigence vitale de se replacer soi-même au centre de sa propre vie, de prendre soin de soi avant tout mais en prenant appui sur des valeurs humaines, dans l’ouverture au monde, est notre second pilier. Euphoria n’est sociale que dans la mesure des richesses de ses bénéficiaires, le but étant de les réconcilier avec eux-mêmes.

Nous voulons donc rappeler quelles sont les priorités, la première étant évidemment de parvenir à retrouver l’accord avec soi-même, mobilisant ainsi les forces nécessaires pour affronter les aléas de l’existence et retrouver l’accord avec la vie.

En dernier lieu, les êtres humains aspirent naturellement à l’estime, à la reconnaissance, au lien. Tous ont besoin d’exister, d’une manière ou d’une autre. Aussi sommes-nous simplement là pour qui en a besoin. Il s’agit à nos yeux d’un engagement éthique, d’un défi parfois difficile tant il va à contre-courant et engendre l’incrédulité, l’incompréhension : s’arrêter, être disponible, écouter, accorder du temps à l’autre, s’y intéresser, partager avec lui et, peut-être, élaborer des solutions communes, bien entendu gratuitement, puisque la matière première est l’amour.

Nous voulons, enfin, donner un peu d’amour, pour que la solidarité, l’entraide, le partage, redeviennent des valeurs accessibles, motivantes au quotidien.

La demande existe, évidemment. Notre Livre d’Or le démontre. Que d’autres structures proposent leur aide elles aussi, est une bonne chose. Mais nous le disions à l’instant, la particularité d’Euphoria ne réside pas dans ses prestations : elle est dans l’acte même, dans cet élan qui replace la personne — ou l’être vivant au sens large —, en harmonie avec la vie.

Pourquoi êtes-vous si peu soutenus ?

Question soumise le 09.04.2010 par Taban.

Q : Vous faites un travail fantastique. Comment se fait-il que vous ne soyez pas soutenus davantage ? Est-ce que vous recevez quelque chose de Coop ou d’autres grandes enseignes ?

R : Merci d’apprécier notre travail. Nous fonctionnons en effet depuis six ans avec des moyens très modestes : 51‘783 CHF récoltés de 2004 à 2009, soit une moyenne de 8‘630 CHF par année, ou 719 CHF par mois. Cela est principalement dû au fait que nous ne sommes toujours pas en mesure d’investir dans la publicité, nos ressources allant bien entendu à nos charges et à nos prestations, d’autant qu’un peu plus d’un tiers des fonds récoltés est directement redistribué à nos bénéficiaires.

Beaucoup de gens ignorent encore notre existence. D’un autre côté, selon Philias, aucune entreprise de la région genevoise ne semble intéressée à investir dans notre structure. La conjoncture actuelle rendant les choses plus délicates, certains de nos donateurs réguliers de 2007 à 2010 ne pourront plus continuer de nous soutenir dès l’année prochaine (UBS, BCGe).

Parmi les grandes enseignes, Migros nous soutient à hauteur de 500 CHF par année depuis 2006. Grâce à leur confiance, nous avons ainsi pu mettre en place notre lieu d’hébergement d’urgence.

Dans le cas de Coop, nous avons obtenu 50 CHF de bons d’achats à fin 2006, que nous avons offerts à des familles en précarité durant les fêtes de fin d’année en même temps que l’aide alimentaire ordinaire. Puis plus rien, malgré des sollicitations régulières jusqu’au début 2010. Devant leurs refus répétés, notre comité a décidé de ne plus les contacter.

Parmi nos objectifs 2010-2011, il est évidemment question d’atteindre le « minimum vital » de 12‘000 CHF. Cependant, pour travailler dans des conditions « normales », notre budget ne devrait idéalement pas descendre en-dessous de 25‘000 CHF par an, considérant que ce montant augmentera au fur et à mesure de notre développement. Dès lors, il est clair que nous pourrons mieux nous faire connaître, tant des bénéficiaires que des bénévoles et des donateurs potentiels.

Rendez-vous donc cet automne pour faire le point.

Dépensez-vous de l’argent pour vos activités annexes (vos actions générales) ?

Question soumise le 24.11.2009 par Anonyme.

Q : Dépensez-vous de l’argent pour vos activités annexes, vos actions générales, en dehors de vos actions sociales proprement dites ?

R : Oui, si des dons spécifiques nous sont alloués à cette fin.

Selon la page Nous soutenir et nos statuts, chaque donateur peut décider à quoi sera affecté son don : charges ; aide aux personnes et familles en difficulté ; aide aux personnes âgées ; aide aux personnes malades ; le cas échéant actions spéciales, événements particuliers, soirées de rencontre, etc.

Évidemment aussi à des actions plus générales en rapport avec l’environnement, l’écologie, la protection animale… selon les annonces sur notre site.

Un don libre (sans mention d’affectation) ira en priorité aux charges, car aucun travail n’est possible sans infrastructure, ensuite au travail social et actions d'aide et de soutien à proprement parlé, telles que décrites à la rubrique Social et aux pages Qui sommes-nous et Nous soutenir.

En dernier lieu, les ressources seront affectées à la constitution d’un capital (provision pour charges) et à la Caisse (liquidités pour couverture des échéances immédiates).

En principe, nos actions générales ne coûtent rien, hormis du temps. Le cas échéant, elle sont rendues possibles grâce aux dons des membres (en temps, en matériel ou éventuellement financiers) ou à des dons extérieurs spécifiques, comme ce fut le cas pour l’envoi d’un fauteuil roulant au Cameroun ou les actions en faveur des victimes du tsunami de 2004.

Soulignons encore qu’Euphoria se concentre davantage, depuis 2008, sur le travail social au niveau local, renonçant notamment aux aides et accompagnements à Neuchâtel, précisément faute de ressources à cet effet. Parallèlement, les actions générales entreprises sont plus des actions de mobilisation que d’engagement de ressources.

Que veut dire le mot engagement dans le cadre de vos actions générales ?

Question soumise le 24.11.2009 par Anonyme.

Q : Dans vos « Actions générales », vous parlez d’ « engagement », par exemple en faveur de l’initiative populaire « Pour l’interdiction d’exporter du matériel de guerre » ou contre le nouvel article constitutionnel 117a sur l'assurance maladie. Quel sens donnez-vous au mot « engagement » ?

R : Dans le contexte qui nous occupe (Actions générales), cela signifie « sensibiliser » au thème concerné, ce que nous faisons dans le cadre des soirées de rencontre ou au moins à travers ce site, inviter à s'approprier le sujet et à se remettre soi-même en question par rapport à ce qu’il signifie pour chacun, dans une démarche dialectique.

C'est donc « amener un point, une idée, au premier plan », susciter le débat, interroger les gens sur leur choix par rapport à la chose évoquée (démarche éducative ou pédagogique, c'est selon).

C'est enfin « se sentir concerné, impliqué, touché, affecté et mobilisé », dynamiquement parlant, par les problèmes que rencontrent généralement les êtres humains et les êtres vivants en général, ici ou ailleurs, favoriser la prise de conscience et de responsabilité, proposer des solutions.

Prenons l'exemple de l’initiative visant à interdire l’exportation de matériel de guerre, que vous citez et sur laquelle nous nous prononcerons prochainement. Le fait que cela concerne aussi bien la Suisse que d’autres pays rend la question éminemment humanitaire, et pose le problème de la crédibilité même de la neutralité.

Dès que cela touche à des être humains (ici, places de travail ou victimes de conflits armés), nous avons évidemment quelque chose à faire et notre mot à dire : toutes les options doivent être objectivement examinées, et un choix envisagé qui implique le moindre mal, à supposer qu’il soit impossible d’éviter de porter atteinte à quelqu’un — comme c’est, hélas, généralement le cas.

Notre engagement peut aussi aller jusqu'à rédiger ou faire circuler des pétitions, et participer à la récolte de signatures : nous l'avons fait notamment contre l'exportation de fourrures de chats, ou pour faire interdire les colorants nocifs dans l'alimentation des enfants.

Tels sont nos engagements : comment pouvons-nous contribuer, en paroles ou en actes, à améliorer les conditions de vie de l’humanité et des autres formes de vie ?

Pourquoi faites-vous de la publicité sur votre site ?

Question soumise le 24.11.2009 par Anonyme.

Q : Pourquoi y a-t-il de la pub sur la page d'accueil de votre site, par exemple pour Digger, VeoSearch, une fiduciaire, et des articles du journal Le Courrier ?

R : Il ne s’agit pas de publicité au sens légal de terme, même s’il en est question sur le plan sémantique. Euphoria n’est, en effet, pas rémunérée en échange. Nous pourrions tout-à-fait, par ailleurs, choisir de faire de la publicité au sens propre, nous faisant payer pour cela, mais avons préféré nous en abstenir.

Étymologiquement, publicité signifie « rendre public » : nous souhaitons faire de l’information, et non inciter nos visiteurs à adopter tel ou tel comportement prédéterminé, à faire tel ou tel choix dirigé.

Que voulons-nous rendre public ? De l’espoir.

Qu’il existe un moteur de recherche alternatif à Google (entre autres), mais inscrit dans une démarche de développement durable et permettant à ses utilisateurs de soutenir, sans bourse délier et sans aucune obligation (puisqu’il est reste possible d’avoir recours aux concurrents à tout instant), les associations de leur choix. Cet « engagement sans contrainte » correspond donc assez bien à nos propres objectifs quant à la libre prise de conscience et de responsabilité.

Que certaines personnes et entreprises (des fiduciaires par exemple), de la région genevoise en particulier, sont sensibles aux difficultés rencontrées par quelques uns et mettent, dès lors, leurs compétences à disposition. Que d’autres s’efforcent d’allier services et préservation de l’environnement en effectuant des livraisons de colis à vélo. Que d’autres encore permettent aux personnes âgées et aux personnes handicapées un accès facilité aux moyens auxiliaires. Ce sont là des démarches citoyennes visant à rapprocher les gens les uns des autres et à leur rendre la vie plus agréable.

Qu’existe en Suisse, petit pays privilégié situé loin des conflits armés, une fondation peu connue qui crée de toutes pièces des engins de déminage destinés à sauver des dizaines de milliers de vie partout où la guerre a laissé ses monstrueux déchets. Miracle a priori improbable : d’une terre endormie, épargnée depuis des siècles, émerge l’aspiration à la renaissance pour toutes celles encore labourées de haine et de sang.

Et, pour finir, qu’existe toujours — mais pour combien de temps encore ? — une pensée affranchie et une presse libre, posant les questions et cherchant les réponses, alternative à la pensée commune et conventionnelle, à la presse manipulatrice et fallacieuse qui impose les réponses en éludant les questions.

Quel rapport avez-vous avec les campagnes politiques ?

Question soumise le 24.11.2009 par Anonyme.

Q : Ces derniers mois, vous avez évoqué, via votre site internet, l’initiative « Pour la protection face à la violence des armes » demandant que les fusils d’assaut soient déposés dans les arsenaux, la dernière révision en date de l’assurance invalidité ou, plus récemment, l’initiative « Pour l’interdiction d’exportation de matériel de guerre ». De même, vous faites la promotion du journal Le Courrier. Quel rapport avez-vous avec les campagnes politiques ?

R : Aucun. Comme précisé dans nos statuts, nos rapports annuels et sur ce site, Euphoria est une association apolitique et laïque.

Le choix de s'orienter, par exemple, vers une diminution des armes dans le monde n'est pas, pour nous, un choix politique mais éthique et philosophique. Il s'agit du respect de la vie sous toutes ses formes. Dans le même ordre d’idée, nous avons organisé une soirée de rencontre sur le thème du suicide des jeunes, et en organiserons d’autres car c’est un problème social grave, tout comme nous évoquons le manque de donneurs d’organes, les violences faites aux femmes ou aux enfants.

Nous sommes, par nos actions sur le terrain, au plus près de la réalité des personnes précarisées, des personnes âgées, des personnes malades ou handicapées. Généralement, toute dégradation des conditions sociales et toute diminution des prestations sociales nous mobilise naturellement car nous faisons face, quotidiennement, aux conséquences : endettement, atteintes à l’intégrité psychique ou physique, souffrance morale, nous efforçant d’apporter un soulagement aux personnes concernées.

L'intelligence humaine (l'empathie, l'amour, la sensibilité) et l'esprit (l'éclairage lucide de l'esprit : la spiritualité au sens psychologique du terme et non métaphysique) nous indiquent que des alternatives aux formes violentes doivent être mises en place pour la résolution de problèmes. Si c'est ce que nous instaurons en faisant de la médiation au sein d'un couple ou d'une famille en crise, pourquoi pas à une échelle plus large, ici encore ?

Si une action solidaire, humaniste, menée en amont permet d’aboutir à un allégement des souffrances des plus fragiles, des plus désespérés, à un adoucissement de leurs conditions d’existence, il faut s’y engager sans réserve : toujours, il faut s’adapter au plus faible.

C’est là une question de simple bon sens.

Le journal Le Courrier a accepté que nous reproduisions certains de ses articles, portant notamment sur la destruction des milieux naturels ou sur les conditions de travail indignes dans les pays du tiers monde. Les liens vers Le Courrier sur notre page d’accueil sont ainsi une contre-prestation, un simple échange de services sans contrepartie financière, qui n'engage nullement Euphoria politiquement parlant.

Autres questions


La différence entre vos activités principales et annexes est confuse sur votre site.

Pourquoi évoquez-vous, en page d’accueil de votre site, des événements n’ayant rien à voir avec vos activités ?

Quelle différence faites-vous entre un membre et un bénévole ?

Si vous ne demandez pas de cotisations, quelles sont vos ressources ?

Les dons reçus sont-ils soumis à conditions par les donateurs ?

La devise d'Euphoria reflète-t-elle vraiment l'association ?

Pourquoi avoir choisi Euphoria comment nom ?

Pourquoi les dons en ligne ne sont-ils pas possibles ?

Pourquoi l'association Euphoria n'est-elle pas ouverte plus souvent ?

Quelle est la situation financière et des bénévoles de l'association Euphoria en 2008 ?

Pourquoi ne distribuez-vous plus de jouets à l’Hôpital Cantonal ?

L’association Euphoria paie-t-elle des impôts ?

Pourquoi l’association Euphoria est-elle fermée durant les fêtes de fin d’année 2007 ?

Comment l'association Euphoria choisit-elle ses bénéficiaires ?

Que signifie le nom Euphoria ?

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